Le CD disparaît, le vinyle ressuscite

La musique est omniprésente dans notre vie quotidienne : en moyenne, nous en écoutons 17,8 heures par semaine. Cependant, au fil des années, les supports que nous utilisons ont beaucoup évolué.

Créé en 1946, le vinyle (ou disque microsillon) connaît un énorme succès dans les années 60, remplaçant peu à peu le 78 tours, notamment grâce aux grandes stars du rock et de la pop comme les Rolling Stones, les Beatles, ou encore David Bowie.

Dans les années 80, le vinyle est lui-même détrôné par l’apparition du CD : plus solide, moins volumineux, permettant une écoute plus longue mais surtout ayant un son de meilleure qualité.

Cependant, depuis les années 2000, la musique numérique s’est largement imposée sur le marché musical détrônant ainsi les CD. Aujourd'hui plus de 85 % d’entre nous écoutent de la musique grâce à un service de streaming à la demande. Nous sommes entrés dans l'ère de la  dématérialisation.

L’omniprésence de la musique numérique : pourquoi dématérialiser ses CD ?

Tout d’abord, le CD est un objet fragile, sensible aux rayures, aux traces de doigts et à la poussière. Il est également facile à égarer et devient illisible avec le temps à cause des micro-rayures qui s’accumulent mais également à cause de sa composition chimique.

C’est pourquoi la plupart des personnes ont choisi de dématérialiser leurs CD (en les convertissant en format numérique et en les stockant sur un disque dur) ce qui va leur permettre d’augmenter considérablement leur bibliothèque musicale.

De plus, la dématérialisation permet d'opérations  qui étaient  impossibles avec le format CD comme par exemple changer de titres ou d'albums en un instant, écouter ses chansons préférées partout (dans les transports, chez soi, dans la rue), obtenir des informations supplémentaires sur l’artiste ou l’album ou encore découvrir des artistes similaires grâce aux suggestions personnalisées.

Certains artistes choisissent même de sortir leurs albums exclusivement sur internet car les nouvelles technologies ont permis de faciliter la conception d’un album et donc de limiter son coût de production. Ainsi beaucoup de jeunes artistes s’autoproduisent ou font appel à des petits studios pour enregistrer leurs titres puis les diffusent sur les plateformes de streaming en l’annonçant uniquement sur les réseaux sociaux. En les diffusant sur internet, l’artiste touchera un public plus jeune et pourra interagir avec lui plus facilement ce qui plaît beaucoup aux fans.

Cependant, la dématérialisation a également un effet néfaste sur l’économie car elle facilite l'apparition de plateformes de téléchargement illégales.

Comme nous l’avons vu précédemment la musique numérique domine le marché musical. Le vinyle a longtemps eu mauvaise réputation. Pourtant depuis quelques années un grand nombre de passionnés de musique reviennent au format vinyle. Plus de 2 millions de disques vinyles ont été vendus en France l’année dernière, contre 519 000 en 2012 selon le Syndicat National de l’Édition Phonographique (SNEP).

A l’heure de la dématérialisation, pourquoi au contraire le vinyle revient-il à la mode ?

Aujourd'hui on ne fait plus vraiment attention à la pochette d’un album ou à la manière dont les titres se succèdent. C’est pourquoi de plus en plus d’artistes, parfois nostalgiques, sortent leurs albums sur des vinyles.

Le vinyle, sorti de son contexte habituel, est également devenu un objet de décoration murale grâce à son design rétro tout droit sorti des années 60.

Depuis de nombreuses décennies, les supports que nous utilisons ont beaucoup évolué. La musique numérique est aujourd’hui omniprésente. Cependant, par simple nostalgie ou pour son aspect vintage, le vinyle s’impose de plus en plus dans notre société actuelle.

 

Eve ROBLIN