Poème "Strasbourg" d’Élisa Virion

Le voyage à Strasbourg du 13 novembre 2018 aura bien évidemment marqué les élèves membres du CVL (Conseil de la Vie Lycéenne) qui ont eu la chance d'y participer. A l'occasion de cette sortie Élisa Virion, élève de terminale L, a écrit un poème dans lequel elle évoque la beauté sans pareille de la ville de Strasbourg. Cette expérience magique, à laquelle j'ai aussi pu participer, nous aura laissé des étoiles dans les yeux et aura éveillé, par la même occasion, la créativité d’Élisa notre jeune poétesse.

Je vous laisse apprécier son œuvre, bonne lecture !

Strasbourg

Strasbourg, cette ville qui semble remonter le temps

Les feuilles de couleur dorée emportées au gré du vent

L'ILL dispersant ses canaux aux quatre coins de son cœur

La cathédrale Notre Dame de Strasbourg nous indiquant les heures

Strasbourg, cette ville qui semble remonter le temps

Faisant un accueil plus que chaleureux à tous les gens

Les façades de ses habitations sont si uniques

Qu'il nous serait possible de nous voir dans un monde féerique

Les feuilles de couleur dorée emportées au gré du vent

Pouvant nous faire suivre des chemins différents

Les couleurs nous annoncent ce sommeil hivernal

Nous plongeant dans cette mélancolie inexplicable

L'ILL dispersant  ses canaux aux quatre coins de son cœur

Traverse les quartiers avec une telle douceur

Que ses courants semblent nous emporter

Tels de vulgaires petits bateaux de papier

La cathédrale de Strasbourg nous indiquant les heures

N'ayant d'égal à sa splendeur que son unique grandeur

Frôlant de si près ce que l'on nomme paradis

Nous éblouissant de par sa beauté indéfinie.

                            Élisa Virion

Mon vélo...

??Que diriez-vous d'une balade à vélo, de voyager à travers vos souvenirs, de retracer votre enfance ? Si c'est le cas, je vous invite à vous laisser emporter par le texte qui suit, un poème de grande qualité que nous a adressé Fatima ASKOUR (également membre de notre rédaction).  ------- Mon vélo, si jeune et si sage à la fois, toi qui a parcouru les générations et le temps Mon vélo, si grand, mont infranchissable pour mon corps d'antan Mon vélo, source multiple de joie et de bonheur Mon vélo, précieux onyx citrine aussi brillant qu'Akhenar Mon vélo, doux et attentif à mon égard Mon vélo, toi petit paradis en cette tempête de douceur Mon vélo, passé maître dans l'art de me redonner le sourire Mon vélo, que ni pluie torrentielle, ni bourrasque de vent, ni soleil de plomb n’arrêtent Mon vélo, seul témoin de mes efforts et difficultés amusantes Mon vélo, si silencieux mais ô combien rassurant -------- Mon vélo, tendre confident aimé Mon vélo, si protecteur et dévoué Mon vélo, Ô toi dont j'ai causé la perte et à qui j'ai brisé l'espoir d'une vie florissante Mon vélo, proie innocente du destin au caractère mutin Mon vélo depuis sa chute n'a plus ouvert les yeux Mon vélo, blessé et souffrant le martyre Mon vélo, toi qui est plongé dans un si profond sommeil que la fin ne daigne venir Mon vélo, la répulsion des adieux me tenaille et ne se fait que plus douloureuse Mon vélo, un voile sombre restreint ma vision et la gaieté des couleurs Mon vélo, ton funeste sort m'emplit de tristesse et de culpabilité Mon vélo, sans toi, virées et aventures perdent de leurs saveurs Mon vélo, rien ne peut combler le vide que procure ton absence Mon vélo, mon premier ami, Mon vélo, malgré tout, l'espoir qu'un jour tu te réveilles de ce long rêve m'anime Mon vélo, sache qu'aucun de tes semblables ne peut combler ce vide vivant en moi Mon vélo, soit rassuré que les doux sentiments que je te porte sont pour toujours présent, le temps ne fait que les renforcer Mon vélo, ta présence à jamais désirée

Fatima-Zahra ASKOUR

A travers ce poème Fatima retrace son amitié avec son vélo, de son enfance jusqu’à aujourd'hui. C'est en le personnifiant qu'elle touche son lecteur, attendri par la fidélité de l'objet. Par l'anaphore "Mon vélo", le lecteur ne peut oublier le protagoniste de cette œuvre et s'identifie facilement son propriétaire.

Fatima révèle ici l'amour et l'amitié qu'elle éprouve pour son fidèle compagnon de métal. C'est par des mots tendres et de longues descriptions qu'elle nous touche. Le lecteur n'a donc plus qu'une envie : retrouver lui aussi un ami cher à son cœur...

Elisa VIRION

« Une part de nous tous »

Âmes d’artistes, d’ici ou d’ailleurs. Nous nous retrouvons aujourd'hui pour un bref voyage dans le temps. L'espace d’un instant telle une impression. Un poème survolé par un mystère, voire un attachement. Jeune inconnu nostalgique, naviguant entre les vices du passé, du présent et du futur. Un chemin de traverse, surplombé parfois d’obscurité, par son unité. Attaché à la boussole de chaque destin qui nous désigne différents points cardinaux.Un chemin parfois, bien plus égaré, qu’on ne le voudrait.

     Photo Emilie Vicente

Voilà mon interprétation du poème qui suit, écrit par un élève de notre lycée. Peut-être le connaissez-vous ? Lui avez-vous déjà parlé, ou l'avez-vous croisé ? Son anonymat laisse libre cours à vos réflexions et à votre imagination. Je vous souhaite maintenant un agréable voyage dans vos souvenirs...

ADIEU ...

J'étais encore marmot quand je l’ai connue, j'faisais encore pipi au lit, c'est vous dire! Elle m’a tant donné, bien plus que j’aurais voulu, Elle disait " si le temps nous sépare qu’il en soit ainsi, mais avance dans la vie ». J' me souviens, j' me prenais pour Victor Hugo, Je voulais la rejoindre, demain, dès l’Aube. J’ai grandi à ses côtés dans les bons et les mauvais moments, Quand le soir je sautais, ou pleurais, dans les bras de maman. Je t’appréciais mais toi tu m’aimais, tu voulais me voir mais moi je ne voulais pas, Et les disputes commencèrent. Le petit que t'as connu était presque un jeune adulte. Je me suis renfermé car le petit et le grand à l’intérieur de moi se livraient une  lutte, mais personne ne prenait le dessus. J’ai donc navigué sans savoir sur quelle terre j’allais accoster. Aussi grand est l’inconnu, la vie n’est pas des moindres : Nombreux sont les choix , nombreux sont les échecs mais nombreuses sont les victoires. Alors je me suis laissé quatre ans avant de me séparer de tes bras. La nuit porte conseil à qui réfléchit le jour ! Alors j’ai devancé mes esprits à l’aurore pour accepter sa cour, Me revoilà pour trois ans à son chevet. Lointaine est l’époque des blagues puériles, sans poivre et sel… A ce jour les enfants d’hier sont devenus matures. Est-ce arrivé trop tôt ? Ou trop tard ? Tout dépend des cas, Certains le matin se noient encore dans leur lait alors que le matin leurs aînés se réveillent au déca. J’ai continué avec elle ; croyez-moi ! La quitter je ne l’ai pas voulu. Mais la pensée de cet homme " le bonheur est parfois caché dans l’inconnu » m’a convaincu. Après quatorze ans de vie commune , tu es devenu mon idole. Mais je dois te faire mes adieux, le cœur lourd, les yeux rouges. Je te dis au revoir, l’ÉCOLE.

D'un anonyme

J’espère que le voyage que nous vous avons fait partager lors de ce court instant vous a été agréable.

Emilie VICENTE

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