3 rites funèbres... des plus INSOLITES!

La mort, dernière étape de la vie, engendre de lourdes blessures émotionnelles. Elle déclenche la tristesse comme la peur. Pour nous occidentaux, la consolation vient alors dès que possible par l'enterrement ou l'incinération qui sont le symbole d'un deuil qui continue après dans notre imaginaire et dans nos cœurs. Cependant l'évocation de défunts reste un sujet délicat qu'il vaut mieux souvent éviter, sous peine d'être taxé d'irrespect.

Cette vision de la mort et les façons de faire son deuil ne sont pas uniques : elle peuvent être totalement différentes selon les cultures.

Voici donc trois coutumes funéraires aussi merveilleuses qu'insolites!

Le premier rituel qui vient de la province de Sulawesi en Indonésie est un conte macabre nommé M'anene. Les habitants momifient leurs morts puis s'en occupent durant plusieurs années (parfois 100 ans) pour ensuite retirer leurs bandages et organiser une fête en leur honneur. Aussi les habitants veillent-ils à ce que le mort soit habillé de la plus belle tenue...

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Les habitants festoient avec le "cadavre vivant" pendant une journée, et le replace dans sa tombe avec ses nouveaux vêtements. Cette pratique se renouvelle tous les trois ans!

Le Famadihana est le rituel qui ressemble le plus au M'anene."Le retournement des morts", comme on pourrait le traduire en français, est pratiqué dans certaines communautés malgaches. Le mort ne peut rejoindre l'au-delà qu'après la décomposition complète du corps. La tradition veut que ses ossements soient enroulés majestueusement dans un tissu de soie.

AMBOHIMANDROSO, MADAGASCAR ÐÊJULY 16 Malagasy men raise the body of a newly exhumed and shrouded relative and dance with their bones during a famadihana ceremony in Ambohimandroso, Madagascar July 16, 2010. Millions in Madagascar practice famadihana often in conjunction with their various religious faiths, though not always with the same understanding of what it means to be dead. (Ed Ou/Reportage by Getty Images)

Tous ses descendants (hommes) portent cet emballage d'ossements et le promènent de manière festive autour de la tombe, le tout dans la joie et la musique. L’expérience se renouvelle tous les sept ans.

Enfin une dernière tradition nous venant d'Inde... des Parsis (membres de la religion zoroastrienne) de Mumbai plus précisément. Le rituel consiste à préparer d’abord le corps par un nettoyage et un bain, pour ensuite le hisser sur la tour d’un temple religieux et laisser les vautours le dévorer. russel_prometheeCette pratique qui rappelle le mythe de Prométhée est elle-même quasi mythologique car elle se pratiquait par les Perses durant l'Antiquité.