Starship Troopers : un film antifasciste ?

En décembre dernier, dans le cadre du programme Lycéens au cinéma, plusieurs classes de notre lycée ont pu voir aux Cinémas du Palais (Créteil), Starship Troopers, un film du réalisateur néerlandais émigré aux Etats-Unis, Paul Verhoeven, Film de science-fiction et de guerre en couleur, avec Casper Von Dien,Dina Meyer, Denise Richards et Neil Patrick Harris ,Starship Troopers est sorti en salle en 1997. Dans un futur lointain, les pays de la Terre se sont regroupés au sein de la Fédération, un gouvernement mondial. Cette Fédération se lance dans la conquête de l'espace. Les Terriens sont divisés en deux groupes distincts : -  d'une part, les "citoyens" qui ont effectué  leur Service Fédéral au sein de l'armée. Ils défendent, l'organisme politique auquel ils appartiennent, quitte à risquer leurs vies. - de l'autre, les "civils" qui ne disposent pas des mêmes droits que les citoyens mais peuvent les obtenir en effectuant leur Service Fédéral dans l'armée de la Fédération. Des espèces d'insectes géants du genre arachnide (les Parasites) attaquent la terre depuis la planète Klendathu. Envoyées en terre ennemie, des troupes humaines sont massacrées. Quatre  lycéens de Buenos Aires viennent de finir leurs études et décident de faire leur Service fédéral encouragés par leur professeur de philosophie morale, Monsieur Rasczak (Michael Ironside). Carmen (Denise Richards) et Carl (Neil Patrick Harris) par conviction, Johnny (Casper Von Dien) par amour pour Carmen et Dizzy (Dina Meyer) par amour pour Johnny, déjà en couple avec Carmen. Carmen devient pilote, Johnny et Dizzy se retrouvent dans l'infanterie mobile où ils subissent un rude entraînement et Carl devient un officier scientifique grâce à des capacités télépathiques. Les batailles sont particulièrement sanglantes au sein de l'infanterie mobile à laquelle appartiennent Dizzy et Johnny. Ce film peut également être rapproché du genre du "roman d'apprentissage" car au début, les trois adolescents Johnny, Carmen et Carl ne connaissent rien à la vie. Paul Verhoeven  réalise aussi une véritable satire destinée à nous mettre en garde contre ce qui menace nos démocraties.

Najoie MOKOLO

Retour sur des années difficiles !

Réalisé par Robin Campillo, 120 Battements par minute  nous replonge dans le début des "années SIDA". Récompensé à Cannes par le "Grand Prix" du jury, ce film très réaliste est une oeuvre bouleversante sortie en août dernier et encore à l'affiche dans plusieurs salles.  

https://diacritik.com/wp-content/uploads/2017/08/120_battements_par_minute.jpg Début des années 1990 : "Nous vivons le SIDA comme une guerre invisible aux yeux de tous". "Silence = mort". Il s'agit d'une phrase et de l'un des slogans des membres d'Act Up Paris, une association issue de la communauté homosexuelle, accueillant les séropositifs (mais pas seulement), afin d'agir pour défier la maladie du SIDA. Cette association se retrouve dans un amphithéâtre lors des réunions hebdomadaires, dans le but de faire le point concernant les recherches scientifiques sur la maladie ou d'organiser des évènements qui représentent si bien l'association, leurs membres et leur rage de vivre. Ainsi, parmi de multiples interventions "coup de poing", citons celle mise en œuvre dans une classe d'un lycée, afin de sensibiliser les adolescents et distribuer des préservatifs. Le professeur témoin de l'action n'est pas favorable à cet "Act"-là, mais l'association, elle, insiste, car ce sujet ne doit pas être tabou... surtout pour des lycéens. Mieux vaut prévenir que mourir. Au cours du film on suit l'évolution (mortelle) de la maladie et plus particulièrement chez le personnage principal, Sean (l'attachant Nahuel Perez Biscayart) qui tombe amoureux d'un jeune homme qui a échappé au dégâts de la maladie, Nathan (Arnaud Valois). Ce film témoigne d'années particulièrement difficiles pour les homosexuels, mais aussi pour les toxicomanes, les prostituées et aussi les hémophiles. Il s'agit d'une réalité trop ignorée à l'époque. 120 Battements par minute nous sensibilise à cette question. Le rythme de la musique s’accélère au rythme de la maladie. Très fort en émotions, ce film donne envie de combattre avec ces militants particulièrement engagés.

Marie DESTOMBES

 

Moonlight de Barry Jenkins : Oscar 2017 du meilleur film !

Dimanche 26 février, lors de la 89ème Cérémonie des Oscars, le prix du meilleur film a été attribué au très bien réalisé Moonlight.

moonlight_ver3Avec cette adaptation cinématographique de la pièce Moonlight Black Boys Look Blue, Barry Jenkins brise l’un des tabous les plus délicats du cinéma afro-américain.

Barry Jenkins réalise ainsi son deuxième long-métrage dans lequel il nous raconte l'histoire de Chiron, un être en quête d'identité. Après avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, ce jeune homme tente de trouver sa place dans le monde.

Cette histoire nous plonge dans l'intimité de Chiron, observée à trois étapes-clés de sa vie dans le Miami mal famé de la drogue et de la violence. Sa construction personnelle, entre une homosexualité refoulée et une mère toxicomane, est le fil conducteur du film, le sujet principal, l'intrigue. Dans ce film, Barry Jenkins décèle une profonde vérité, celle d'éluder ses orientations sexuelles. Au bout du compte : une histoire d'amour poignante, des acteurs stupéfiants, un récit prodigieux... Je recommande donc très fortement ce film, rempli de rebondissements et d'émotion.

           Carlotta LAROCHE