Stephen King : un maître du roman d'horreur!

 

Lorsque nous entendons parler de roman policier, de fantaisie, de mystère, de meurtre non résolu, d’enquête… que nous vient-il en premier à l’esprit? Stephen King, sans aucun doute !

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Le célèbre écrivain américain rafle les prix littéraires comme personne : treize fois le Prix Bram Stoker, sept fois le Prix British Fantasy, cinq fois le Prix Locus, et j’en passe ! Le meilleur, on vous dit. Mr King a souvent été discrédité au début de sa carrière par les critiques littéraires, qui l’ont classé comme « auteur populaire » car, selon eux, les romans d’horreur étaient des sous-genres littéraires. Mais avec son incroyable talent (rappelons sa fameuse phrase dans Danse Macabre paru en 1978 : « si vous jugez le livre, le livre vous juge aussi ») et du temps, il a réussi à se défaire de cette étiquette et acquis plus de considération de la part de son public qui, lui, lui collera celle « d’écrivain de livres d’horreur ». Depuis son premier roman (Carrie, 1974), on peut compter jusqu'à cinquante titres signés de sa plume (dont quelques dizaines adaptés au cinéma), et trois cent cinquante millions de livres vendus. Ses œuvres sont connues pour son sens de la narration, ses personnages colorés ou sa capacité à provoquer la peur, mais pas seulement. Comme le dit clairement The New York Times, Stephen King n’est pas "just the guy who makes monsters" (= l’homme qui créé des montres) mais il est aussi connu pour ses références à la culture américaine (le côté sombre bien évidemment) sur lequel il porte un point de vue que l’on pourrait qualifier de "naturaliste" (terme que je ne vous ferai pas l’affront de vous l'expliquer).

Shining

Parmi ses œuvres principales, The Shining (L'enfant lumière) publié en 1977 ne passe pas inaperçu. Ce classique est, vous vous en doutez, un roman d'horreur. En 1980, une adaptation cinématographique en est réalisée grâce à Stanley Kubrick mais c'est le livre qui aura le plus de succès. Comme il s'agit d'une oeuvre très connue, il y a des chances pour qu'une grande partie d'entre vous le connaissent très bien. En voici rapidement le synopsis : Jack Torrence est un homme normal à première vue. Il est enseignant, a un fils et une femme et est néanmoins un peu colérique. Mais médium, il arrive à sentir les forces surnaturelles autour de lui au quotidien. Il fera par la suite la rencontre de personnes aussi spéciales que lui, et commencera à ressentir la force surnaturelle de l'hôtel où il vit. Le passé de l'hôtel refait surface, et ce dernier chuchote à Jack de tuer sa famille. Est-ce que Jack arrivera à contrôler l'hôtel et à sauver sa famille ? Le roman est resté une semaine sur "The New York Times Best Sellers list" (c'est le premier roman de King à y avoir pris place).

La-ligne-verte-affiche

La Ligne verte, publié en 1996, est un roman-feuilleton d'horreur (évidemment). Cette oeuvre est un bon exemple pour illustrer le traitement de certaines références à la culture américaine. Dans ce roman, Stephen King expose des réflexions sur la peine de mort (toujours le côté sombre) qui à cette époque était au centre des discussions politiques notamment dans l'état de New York où le romancier écrivait. Paul Edgecombe, centenaire, décide d'écrire son histoire. Il nous raconte qu'il était responsable du couloir de la mort dans une prison, et comment il a rencontré John Coffey, un condamné à mort qui disposait de pouvoirs guérisseurs. Toute l'histoire se déroule autour d'eux. Paul veut rendre les conditions de prison les plus humaines possibles et travaille dans ce sens. Ils passeront ensuite par de nombreuses aventures qui conduiront l'un d'eux à la mort.

" Voilà un roman dont il est impossible de se détacher et qui, une fois terminé laisse des traces. Une histoire incroyable, entre le réel et l'irréel, écrite comme seul Stephen King peut le faire. "  (Critiqueslibres.com)

Je vous indique enfin encore un site internet qui lui est spécialement dédié si l’envie d'en savoir plus sur lui vous prend : https://www.stephenking.com/

A bientôt !

Teodora HAIDUCU

"Des vies en mieux", le dernier ouvrage d'Anna Gavalda

Le 20 mai dernier Anna Gavalda publiait son dernier ouvrage. Intitulé Des vies en mieux , il regroupe trois histoires de jeunes gens d'aujourd'hui, braves et obstinés,  déjà publiées précédemment sous les titres de Billie (2013) et de La Vie en mieux (2014). Point commun  de ces trois récits : la peur de passer à côté de la vie ou d'une vie. Ils préfèrent encore s'en tromper que de n'en vivre aucune. Pour chacun d'eux, c'est un événement particulier qui va changer sa destinée. Dans la première histoire, le personnage principal s'appelle Billie. Âgée de 13 ans, elle n'a connu que la misère, élevée dans une famille de rustres, et va être marquée à tout jamais par la découverte de On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset qu'elle doit étudier au collège. En même temps, elle découvre l'amitié avec Franck, un camarade de classe homosexuel. Dès lors, cette amitié intense (le fil conducteur de l'histoire) va mener nos deux exilés de la société vers une vie nouvelle, semée d'embûches et bercée par un amour presque fraternel. Dans la deuxième histoire, le personnage clef s'appelle Mathilde. Elle a 24 ans, est étudiante et travaille en parallèle pour son beau-frère. Elle vit en collocation avec deux sœurs originaires de province à Paris. Un jour, dans un café, elle perd son sac qui contenait les 10000 euros nécessaires pour faire des travaux dans l'appartement qu'elle partage. Un homme (un cuisinier), au physique assez ingrat, trouve le sac oublié dans le café et le rapporte à Mathilde. Cette rencontre l'obsède et va la faire changer de vie. Elle se met alors activement à la recherche de cet inconnu, attirée par lui comme un aimant. Dans la troisième histoire , il s'agit de Yann, 26 ans qui va se métamorphoser à la suite d'une invitation à dîner chez ses voisins de palier (pour un service qu'il leur a rendu). Au cours de cette soirée, il va remettre toute sa vie en question (ainsi que son couple) et va réaliser qu'elle n'a aucun intérêt. Cette prise de conscience va changer son destin. Cet ouvrage complet traduit l'histoire de plusieurs vies et la complexité des êtres humains qui en font partie. Avec ces trois histoires, l'auteur nous décrit comment ces personnages du quotidien vont changer de vie. Pour ma part, je trouve que le pari qu'a choisi Anna Gavalda n'est que partiellement réussi. La vie de chacun des personnages est atypique de par les choix effectués et ne correspond donc pas au portrait type d'un être humain "du quotidien". Prenons l'exemple de Billie qui est une enfant perdue qui va se prostituer à un moment donné de sa vie. Certes l'histoire est vraisemblable mais ce n'est pas la destinée ou le métier de prédilection d'un être humain "lambda". Je ne dis pas pour autant que le personnage de Billie est inintéressant à étudier mais qu'une partie de la consigne initiale que s'était donnée Anna Gavalda, à savoir nous présenter des personnages "du quotidien" n'est pas entièrement respectée. De plus je trouve frustrant le manque d'approfondissement des personnages d'autant plus qu'ils regorgent d'éléments intéressants à analyser (même s'ils ne reflètent pas tous des caractéristiques d'un être dit "du quotidien"). J'ai l'impression que ces personnages sont des diamants un peu trop bruts qui ne demandent qu'à être taillés. Mais des réflexions existentielles intéressantes apparaissent dans le livre. Les personnages se posent des questions sur le bien-fondé de leur existence. Aussi l'idée de l'espoir, héritée de la légende de la boîte de Pandore, est-elle très présente ici. Seul l'espoir d'une vie meilleure fait vivre les pauvres mortels que nous sommes. J'aimerais rajouter encore un petit bémol en ce qui concerne le style utilisé ici par l'auteur : trop simple à mon goût, pas assez soutenu et même trop familier ce qui, à mon sens, ne valorise pas assez des idées intéressantes qui mériteraient d'être plus approfondies, notamment en ce qui concerne l'intériorité des personnages. Le choix de ce style ne m'a pas aidé à adhérer à la lecture de cet ouvrage. Je conseille tout de même aux lecteurs de lire ce grand recueil mais, à mon avis, il faut absolument pouvoir accrocher au style employé par Anna Gavalda dans ce livre pour apprécier au mieux les histoires et les personnages. Rappelons enfin qu' Anna Gavalda est née le 9 décembre 1970 à Boulogne-Billancourt (France). C'est une romancière, professeur de français qui a connu un grand succès dès la sortie, en 1999, de son premier recueil de nouvelles intitulé Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, aux éditions le Dilletante. Elle se lance avec succès dans l'écriture de romans comme Je l'aimais, en 2002 ou Ensemble, c'est tout, en 2004. Elle écrit aussi quelques romans pour la jeunesse dès 2002 comme 35 kilos d'espoir, chez Bayard jeunesse. Randy LOGE (1ère L).  

Le Livre des Baltimore

Alors que La vérité sur l’Affaire Harry Quebert était un très, très bon roman avec une intrigue qui ne nous lâchait pas et un suspens excellent, Le Livre des Baltimore, son petit frère signé du même auteur paraît être très loin. Joël Dicker (l’auteur) a décidé de garder le même personnage principal mais de changer tous les autres, à part ses parents dont il faisait souvent mention dans le précédent livre. On a du mal à s’attacher à tous ces nouveaux personnages, qui ne sont d’ailleurs pas très intéressants. Avec un oncle millionnaire, une tante chirurgienne, un cousin "génie" et son frère adoptif champion du football, cette histoire ressemble à des centaines d’autres, et la fin aussi… La fin d’ailleurs, il faut réussir à y arriver, tenir bon tout au long du livre, résister aux dialogues entre le personnage principal, Marcus Goldman, et son oncle qui sont simplement mauvais, résister aux ‘’je t’aime’’, ‘’moi aussi’’, ‘’mais en fait non’’ entre Marcus et son ex petite amie. Dicker a déjà annoncé que le dernier tome concernant Marcus Goldman viendrait… On l’attend, en espérant qu’il sera plus proche du premier que du deuxième!