Schuman en Espagne !

Du 8  au 13 avril,  les classes de première et terminale L, première S et première Pro sont parties en voyage scolaire en Andalousie. A leur arrivée,  les élèves ont été accueillis par groupe de trois. Quelques mois après le voyage, le JDL revient sur leur ressenti concernant les familles d'accueil.?

En général,  les élèves ont été très satisfaits de leur familles. Ils les ont trouvées très chaleureuses, souriantes et sympathiques. La plupart des familles ont fait des plats typiques espagnols tels que les tortillas, les paellas, les bravas... Quelques uns sont même restés en contact avec leurs familles. Cependant très peu d'élèves ont apprécié les sandwichs donnés pour les pique-niques, selon eux pas assez garnis ou pas à leur goût.

Les élèves nous ont aussi fait partager quelques anecdotes vécues dans leurs familles d'accueil. En voici donc quelques-unes.

"Un soir, notre famille nous a conduit au Macdo du coin. Puis elle nous fait participer à un cours de danse espagnole : le flamenco. C'était cool!"

"Dans la chambre des parents, le nom de leur fils Raoul était écrit partout sur les murs. C'était grave étrange et drôle à la fois"

" Quand on n'aimait pas la nourriture qu'ils nous donnaient, on refilait tout au chien."

" A un moment, on n'avait plus de papier dans nos toilettes, donc on est allé en chercher en cachette dans les toilettes de notre famille."

" Un soir, le fils de notre famille d'accueil nous a maquillé. C'était horrible et hilarant à la fois. Il nous mettait du mascara et du rouge à lèvres partout."

Après avoir questionné les élèves, le JDL a pu constater qu'ils avaient passé un incroyable voyage en compagnie de leurs familles d'accueil et qu'ils renouvelleraient cette expérience avec plaisir.

Sarah HASHMI et Carla SFEZ

Dans la tête d'un artiste...

Lucien ROUDET, élève de première L, est un talentueux dessinateur qui a son univers. L'interview qu'il a bien voulu m'accorder m'a permis d'entrer dans sa tête et de mieux percevoir la vision du monde qui transparaît dans ses dessins.

Lucien a commencé à dessiner dès ses 4 ans et plus activement depuis ses 10 ans. Enfant, il dessinait les terreurs nocturnes qui le hantaient et depuis cette période le côté sombre du monde, de l'imaginaire et de l'Homme le fascine. Lucien aime crayonner des situations qu'il juge "impossibles à dessiner". Parmi ses plus grandes inspirations figurent des films tels que Batman, Star Wars ou encore Transformers, mais également le jeu vidéo Dragon Quest 9 et toute la musique qu'il écoute  Lil Peep et The Cure principalement). Il aime particulièrement dessiner les différentes images qui surgissent dans sa tête lorsqu'il écoute ces mélodies.

Notre artiste a déjà participé à certains concours de dessins. Cela fait six ans que Lucien participe au prestigieux concours de BD du Festival d’Angoulême. Cette année, il y présentera une nouvelle création avec laquelle il espère bien convaincre le jury. Le dessinateur a déjà gagné des concours non officiels et à plus petite échelle mais ce n'est qu'un début bien évidemment.

Malgré son jeune âge (17 ans), Lucien a acquis une expérience polyvalente. En effet il a tout d'abord commencé par deux ans de cours de gravure puis quatre ans de manga et il en est à sa troisième année de bande dessinée. Selon lui, cette expérience lui permet des approches différentes et sous des formes variées de son art.

Notre jeune prodige n'a pas de processus de création bien défini. Un objet quelconque, une lumière traversante, une pensée, un rêve : de petites choses que Lucien transforme en œuvres grâce à sa créativité. Il représente généralement des univers sombres et ne privilégie pas de " happy ending" pour les personnages qu'il créé.

Mais notre artiste possède encore d'autres talents et passions. Outre le dessin, Lucien est également passionné de photographie et commence même à imprimer sur ses propres vêtements des logos qu'il a créés. Il apprécie également l'art des origamis. Il a même pour projet de se faire faire un tatouage qu'il a lui-même dessiné. Dans un futur idéal, il aimerait réaliser tous ces rêves et ainsi faire carrière dans la musique, monter sa propre marque de prêt à porter et être un artiste reconnu dans le monde du dessin et de la photo. Parmi ses plus grands rêves qu'il qualifie également comme ses "plus grandes peurs", Lucien aimerait évoluer dans le monde de la musique mais aussi échanger avec des dessinateurs de Bandes dessinées et des mangakas. Il rêverait aussi de collaborer avec les plus grandes marques de vêtements telles que OFF-WHITE .

Photographie réalisée par Lucien ROUDET

Je vous ai présenté seulement une petite part du monde de Lucien, un personnage atypique et créatif qui croit en ses rêves et s'inspire de ses faiblesses et peurs pour les sublimer par son talent.

Chloé RENUCCI

Une journée au Parlement Européen

Le mardi 13 novembre 2018, j'ai eu le plaisir de participer à un voyage découverte du Parlement européen qui siège à Strasbourg. Nous étions au total dix élèves à avoir la chance d'entrer dans le coeur de l'Europe : cinq élèves de notre lycée Robert Schuman, tirés au sort parmi les membres du CVL (Conseil de la Vie Lycéenne), Loïc Blanchard, Elisa Virion, Romane Bourrelier, Samy Ouahabi et moi même ainsi que cinq autres élèves du Lycée Notre Dame des Missions de Charenton. Nous étions accompagnés de Mme Benzaama (CPE de notre lycée), de Mme Dizabeau, professeur d'histoire géographie à Notre Dame des Missions et de Fabien Benoit, conseiller municipal de Charenton délégué à la jeunesse, à l'enseignement secondaire et au numérique sans qui ce beau projet n'aurait pas pu voir le jour.

Ce voyage à Strasbourg m'a permis d'en savoir plus sur cette institution européenne qu'est le Parlement européen, de mieux comprendre son fonctionnement et son rôle majeur au sein de l'Europe. C'est pourquoi je souhaite vous partager les temps forts d'une journée qui restera un excellent souvenir pour moi.

La grande escapade !

Notre journée a commencé très tôt. J'ai dû mettre mon réveil à sonner à 4 H 45 du matin car nous avions rendez-vous à la gare de l'Est à 7H15 pour prendre  un train qui devait partir à 7h44 précises. Après environ deux heures de trajet, nous sommes arrivés à Strasbourg, ville avec son architecture alsacienne atypique et reconnaissable entre mille... Et c'est à la sortie de la gare que nous avons fait la rencontre de Jean Philippe Vetter, conseiller eurométropolitain de Strasbourg qui sera notre guide privé tout au long de la journée.

Nous étions devant le Parlement aux environs de 10 heures. Nous étions tous très impressionnés par le caractère imposant du bâtiment. Après un contrôle minutieux de nos sacs à l'entrée, nous avons  pu enfin pénétrer au cœur de cette architecture très moderne et hors normes.

Visite des lieux, rencontres et explications !

Dans un premier temps, nous avons commencé la visite des lieux et on nous a présenté les différentes parties qui constituent le Parlement Européen.

Par la suite nous avons rencontré Edward Martin, député européen depuis 2014. Il nous a parlé de son parcours professionnel pour le moins assez étonnant : auparavant il travaillait dans la mécanique mais un jour quelqu'un lui a dit "Tu es spectateur de ta vie, soit donc un acteur !" . C'est ainsi qu'il a décidé de se lancer dans la politique. Pour lui, "la politique n'est pas réservée à l'élite, il n'y a pas de barrières et il suffit simplement d'avoir envie, d'avoir une certaine force de travail et d’être motivé, bien entendu". Et d'ajouter : "Le meilleur passeport pour la vie, ce sont les études". 

Le but de son travail est d'avoir des idées précises et d'en discuter avec ses collègues afin de les concrétiser. "Il faut s'engager" a-t-il souligné, "surtout les femmes". C'est dans l'optique de rendre l'Europe meilleure qu'elle ne l'est déjà, surtout pour sa petite fille âgée de six ans dont il souhaite un total épanouissement.

Il nous a ensuite présenté la journée type d'un député européen (essentiellement composée de réunions, de rendez-vous divers et variés, de débats sur l'Europe et aussi... de  rencontres avec des lycéens...). Il nous a même révélé son salaire : 6 740 euros net par mois!

Le jour de notre visite, il travaillait sur les rapports suivants : "la défense commune en Europe", "les congés parentalité" et "les droits des femmes". L'après-midi il devait voter avec ses collègues une loi sur "le rapport énergétique de l'huile de palme". Autant dire que la journée d'un député n'est pas de tout repos mais, comme il nous l'a rappelé : "Il n'y a pas de place pour la fatigue quand on travaille au Parlement".

Le Parlement se compose de 577 députés et aucun groupe politique n'est davantage mis en avant que les autres, aucun n'est majoritaire par rapport aux autres. "Les débats, a précisé notre hôte, sont faits pour se mettre d'accord et il faut savoir négocier. Gagner un vote, c'est convaincre. Il faut maîtriser l'art des mots pour bien argumenter".

Après cette première rencontre, nous avons fait la connaissance de Pedros Ceballos, un agent contractuel du Parlement qui nous a rappelé le rôle du Parlement : "C'est un lieu basé sur la confiance". Pour qu'un pays entre dans l' Union Européenne, il doit remplir trois conditions bien précises : se situer géographiquement en Europe (comme il nous l'a dit, "Cela va de soit !"), suivre tous les accords spécifiques de l'Europe, respecter bien évidemment les lois et être une démocratie (Par exemple, l'entrée de la Turquie dans l'UE pose problème dans la mesure où elle n'est pas tout à fait une démocratie et où il n'y a pas une réelle liberté d'expression) et enfin il faut que l'adhésion du pays candidat soi votée à l'unanimité.

Ensuite il a pris l'exemple du brexit du Royaume Uni pour nous expliquer la procédure à suivre pour sortir de l'Union Européenne qui a fait l'objet de longs débats.

Notre visite nous a permis de découvrir ce qu'était le métier de "traducteur" et d' "interprète". Un traducteur traduit un texte dans son bureau alors qu'un interprète doit interpréter les paroles d'une personne s'exprimant face à lui en temps réel. Son travail est d'autant plus difficile qu'il doit faire preuve de rapidité et donner l'idée générale des propos de son interlocuteur sans pour autant les traduire mots à mots. L'année dernière, ce n'est pas moins de deux millions de pages qui ont été traduites sans aucune erreur.

Nous avons également assisté à des votes en direct avec tous les parlementaires, déjeuné à l'excellente cantine du Parlement avec notamment au menu (bien évidemment) une choucroute alsacienne, puis fait une pause au café du Parlement où nous avons continué à échanger.

Détente et dépaysement

Nous avons quitté le Parlement aux alentours de 15 heures mais nous ne pouvions pas repartir sans une promenade à travers la "Petite France", le centre historique de Strasbourg, et admirer ses trésors. Malheureusement l'heure de notre train de retour (17 heures) approchait à grands pas, annonçant la fin d'une merveilleuse journée. 

  Lauryne  MORLET