Les 101 voyagent avec Chihiro aux Cinémas du Palais...

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Affiche officiel du film

Le 8 février dernier, dans le cadre du programme "Lycéens au cinéma", les élèves de la classe 101 (L/ES) ont pu voir Le Voyage de Chihiro  aux Cinémas du Palais de Créteil.

Dans ce film du studio Ghibli écrit et réalisé par Hayao Miyazaki et sorti en juillet 2001, nous suivons la jeune Chihiro dans des aventures pleines de surprises.

 Chihiro Ogino, 10 ans, déménage avec ses parents à la campagne loin de ses amis et de tout ce qu'elle a connu. Durant le trajet pour rejoindre la nouvelle maison, ils se perdent et tombent sur un sentier tortueux qui les mènent à un tunnel.

 

Ce tunnel attise la crainte et la réticence de Chihiro qui essaye de dissuader ses parents de l'emprunter mais c'est sans effet : la famille s’engouffre dans le tunnel qui mène à ce qu'ils pensent être un parc à thème abandonné, mais qui est en fait un passage vers le monde des esprits et des divinités japonaises. Les parents de Chihiro, attirés par l'odeur de la nourriture présente sur les stands, s'installent et se servent sans se méfier. Le comportement de ses parents agace Chihiro qui se méfie de cette nourriture abondante sans surveillance. En se baladant Chihiro tombe sur un pont qui mène à un bain public destiné à accueillir dieux et esprits japonais. Sur ce pont, elle fait la rencontre d'un jeune garçon qui la somme de partir sur le champ mais il est trop tard car à la nuit tombée il est impossible de rejoindre le monde des Humains. Elle doit donc attendre le prochain lever de soleil en se cachant pour ensuite retrouver ses parents transformés en cochons à cause de leur gourmandise.

Au début, Chihiro est une petite fille craintive et passive, perturbée par le déménagement de ses parents. Miyazaki, montre le modèle des parents modernes. Il les présentent de façon singulièrement négative : gloutons et irrespectueux, un sort bien pathétique leur est réservé via la transformation en cochons. Bien que Chihiro soit effacée et peureuse, son refus de consommer la nourriture des esprits comme ses parents est un premier signe de vertu chez elle. Cette vertu lui permettra également de faire face à la terrible sorcière Yubaba (directrice des bains) pour obtenir un travail car c'est par le travail collectif aux bains que Chihiro grandit et gagne en courage, en détermination et en indépendance. Deux épisodes illustrent sa « renaissance personnelle » et lui permettent de s'approprier de bonnes valeurs et de gagner confiance en elle. Il s'agit de la séquence de purification du dieu de la rivière polluée et de la poursuite grotesque du Sans-Visage menaçant de dévorer tous les employés des bains. En réalité Chihiro elle-même subit une forme de « purification » qui la conduit à renouer avec les racines fondamentales et positives de la société japonaise, en particulier le shinto. De plus elle affronte ces deux épreuves coup sur coup. Une valeur primordiale pour Miyazaki !

Dans la seconde moitié du film, Chihiro a définitivement gagné en maturité car elle parvient à voyager de son propre chef jusque chez la bonne sorcière Zeniba pour délivrer Haku en lui rendant sa véritable identité et, ultime épreuve, ressentir que ses parents ne se trouvent pas parmi le troupeau de cochons de Yubaba. La fin, très ambiguë parce que nous ne savons pas si Chihiro se souviendra de ce voyage ahurissant et invraisemblable, suggère tout de même que la jeune fille s'est considérablement rapprochée d'une évolution et d'une maturation. La Chihiro du début n'est plus ! Elle laisse place à une Chihiro plus affirmée , plus apaisée et sûre d'elle même.


  Stevenson  BOSSE et Maksymilian KLESZCZ