Réflexion : On ne naît pas terroriste...

Aucun parent, quelles que soient ses racines, sa culture, ses convictions, ne désire que ses enfants se métamorphosent en barbares sanguinaires. Il n'y a pas de gens bien, ni de gens mauvais mais des âmes perdues qui font leurs propres choix. Peut-on néanmoins anticiper cette épidémie qu'est la radicalisation terroriste? Tout d'abord, parents comme enseignants ont le devoir d'apprendre aux enfants dès leur plus jeune âge la tolérance sous toutes ses formes et aussi d'accepter que les enfants soient tous différents. Parents, enseignants, éducateurs devraient prendre le temps de ne pas stigmatiser les enfants qui vont à l'encontre de ce que la société attend d'eux en les mettant dans des cases. De nombreuses personnes susceptibles de se radicaliser ont commencé par décrocher au niveau scolaire, suite à des difficultés d'intégration, et par le manque de valorisation de la part des adultes. Ces jeunes en manque de repères sont fragilisés et dans l'incapacité de se projeter dans l'avenir, ce qui les amènent à se marginaliser et à rechercher la reconnaissance en commettant de petits délits, parfois suivis d'un séjour en prison, "l'école du crime" où les plus faibles sont manipulés par les plus forts qui les reconvertissent à leurs idéaux. Il faut que l'Éducation Nationale donne plus de moyens aux enseignants/ éducateurs sociaux pour s'occuper des enfants au cas par cas et que chaque citoyen soit plus ouvert et tolérant pour empêcher les enfants de se perdre dans la société. Il faut soigner le mal à la source. Dylan Skiffington